Roger Cantin est un cinéaste attachant, qui croit, presque avec ferveur, en la «magie du cinéma» (au sens de Méliès). On a beau être gavé d'effets spéciaux, ceux de Cantin, qu'ils soient élaborés ou simples, provoquent l'enchantement. L'exubérance de ce réalisateur peut parfois devenir excessive, mais dans La forteresse suspendue, il fait preuve qu'il a le sens de la mesure... Cette Forteresse se regarde sans ennui grâce à sa fantaisie, à son récit mené avec énergie et à ses personnages sympathiques, tout en s'affichant sans complexe comme une oeuvre antimilitariste, pacifiste et écologique. Une partie de la critique en a dénoncé la soi-disant rectitude politique et la prétendue lourdeur, alors qu'il ne s'agit que d'une oeuvre à la fois engagée et candide, disant les choses sérieuses sur un ton joyeux.


La Guerre des Tuques et la Forteresse suspendue sont deux films « de guerre » mettant en scène des enfants et destinés à un public d'enfants. Dans l'un et l'autre, deux bandes rivales réalisent l'horreur des conflits armés en jouant à la guerre. Mais entre le premier, lancé en 1984, et le second, une épouvantable guerre est apparue dans les Balkans, et celle-là semble avoir marqué Cantin: dans La Forteresse suspendue le message pacifiste est plus insistant. On y retrouve des références à la vraie guerre (images diffusées à la télé) et le générique de fin montre d'émouvants dessins d'enfants de l'ex-Yougoslavie représentant l'horreur qu'ils ont vécue. Comme divertissement estival, ce nouveau Conte pour tous... surpasse bien des comédies.


Marco de Blois - 24 IMAGES, automne 2001,


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Entre Matusalem et L'assassin jouait du trombone, Roger Cantin occupe une place précieuse dans le cinéma québécois. Son sens du casting et sa direction d'acteurs méticuleuse le classent parmi les artisans les plus professionnels.


La Forteresse suspendue se présente comme une authentique Guerre des tuques estivale. La naïveté touchante de son excellent film est un baume à l'ère de cynisme ou des lunettes roses façon Hollywood et Walt Disney.


Mathieu Perreault - Séquences, juillet/août 2001.


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Les grands thèmes de La Forteresse suspendue ne sont pas étrangers à ceux de La Guerre des tuques : guerre et paix, amitié et amour, solidarité et respect. L'humour est aussi au rendez-vous. La candeur des enfants, leurs réparties et leur ingéniosité de «guerriers» procurent de bons moments. Les jeunes acteurs campent d'ailleurs leurs personnages avec talent, certains même avec une désarmante bonhomie.


Avec La Forteresse suspendue, on n'a pas lésiné par ailleurs sur le plan des accessoires, des costumes et des décors, dont la forteresse elle-même… L'action se déroule surtout en forêt. Ce qui ajoute du mystère à l'aventure et ce qui permet de plus de présenter de belles images d'ombre, de lumière et de brouillard.


Tous ces éléments font de La Forteresse suspendue un film spectaculaire qui captivera et émerveillera les jeunes, et sans doute aussi leurs parents qui ont connu La Guerre des tuques. À travers leur jeu guerrier, qui s'emballe, qui fait fi des lois de guerre que les jeunes belligérants ont eux-mêmes fixées, les enfants prennent finalement conscience des dangers de leur jeu et de l'absurdité de la guerre.


Paul Villeneuve. - Le Journal de Montréal,


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...The Hidden Fortress is as entertaining as it is usefull… Usefull because it can trigger important discussions about the human propensy to wage war, to be territorial, exclusive and downright mean. And because ultimately it demonstrate how, if given the options and the knowledge, people will reject violent confrontation to embrace peace and tolerance. Not bad for a kids flick.

Kathryn Greenaway - The Montréal Gazette,


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... Cette production renferme son lot de situations farfelues et cocasses qui devrait plaire au jeune public... Il est rigolo d'observer les ruses que les gamins déploieront à tour de rôle pour impressionner l'ennemi... Le message pacifiste est souligné au crayon gras en épilogue, mais avouez qu’il est plutôt difficile d’être contre la vertu…


Le jeune public québécois, qui n’a pas souvent la chance de voir de longs métrages qui lui ressemble, devrait être emballé par cette histoire toute en simplicité et en naïveté, offrant en prime quelques petits bijoux de réplique. On vous laisse la meilleure : « À quoi ça sert la guerre si on se bat pas? ».


Normand Provencher - Le Soleil de Québec, juin 2001


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...Le film est juste assez bien dosé en émotion, en humour et, bien sûr, en combats, habilement mis en scène et contenant ce qu’il faut de réalisme et d’imagination... Somme toute, un bon film pour engendrer des discussions importantes et obliger petits et grands à se poser des questions comme: quand est-ce que le jeu de la guerre cesse d’être un jeu? L’a-t-il jamais été? Roger Cantin aura certes remporté son pari de parler à tout le monde avec son film, pour faire taire les préjugés et pour abattre les murs du silence.


Annie Lise Clément - Le Droit, Ottawa, juin 2001.


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... Disons tout de suite que c'est un film admirablement réussi. L'image est superbe; le scénario se tient d'un bout à l'autre, ave c ses subtilités, ses rebondissements et ses amusants clins d'oeil; sans oublier des comédiens qui semblent avoir autant de plaisir à jouer que nous à les regarder jouer. J'ai donc pris beaucoup de plaisir à suivre ces aventures sur l'absurdité de la guerre considérée comme instrument de résolution de conflits dont on perd vite les raisons. Et tout cela dit avec subtilité et humour. Roger Cantin atteint, avec La Forteresse Suspendue une parfaite maturité comme scénariste tout d'abord, puis comme réalisateur. Grâce à lui, la collection des Contes pour tous s'enrichit d'un de ses plus beaux films.


Jean-Pierre Tadros - CinéTVvideo, Montréal, 21 juin 2001.


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...Une formidable odyssée en territoire ludique, une odyssée qui enchantera les petits tout en permettant aux grands de retrouver l’émerveillement de l’enfant pendant une heure et demie... La Forteresse suspendue est beaucoup plus qu’une Guerre des Tuques en bermudas à cause de sa capacité à donner à son message, sans pour autant tomber dans le ton moralisateur, une portée universelle... Le personnage de Louis-Georges Chabot… s’impose comme une formidable illustration des énormités qui peuvent être dites par une bouche humaine, le tout offert sur un ton, pour le moins désopilant, de la plus parfaite normalité.


L’ensemble est palpitant, amusant et charmant, sait doser avec efficacité les références à la guerre, versus la paix dans le monde, et se conclut de vibrante manière par la chanson Le déserteur de Boris Vian entonné par un chœur d’enfant…


Pierrette-Hélène Roy - La Tribune, Sherbrooke,


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[...] «La forteresse suspendue» est donc un film tout à fait sympathique, qui risque d'amuser autant les parents qeu les enfants. Les jeunes comédiens se donnent à fond dans leur rôle et sont formidables... À signaler comme autre qualité, des images superbes, des prises de vues originales et une bonne dose d'humour.


Denise PelletierP- rogrès-dimanche, Chico utimi


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Depuis son premier scénario... son cerveau, en constante ébullition, accouche de dialogues flyés, de personnages disjonctés et d'histoires éclatées... Ici, le film est essentiellement un prétexte pour décrire des jeunes de maintenant, la génération des jeux vidéo et du taxage, qui jouent à la guerre. Parce que l'air de rien, au-delà de leur démesure, les films de Cantin, cinéaste féru d'histoire et d'actualité, posent des questions.


Chatelaine, juillet 2001, Anne-Marie Cloutier et Michelle Labrèche-Larouche


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...La mise en scène est particulièrement élaborée. Profitant du plus gros budget de tous les «Contes pour tous», on a mis sur pied des décors impressionnants dont la forteresse qui donne son titre au film. Un petit-chef-d'oeuvre d'imagination.


Pour ce qui est du travail des enfants comédiens, on ne peut guère leur reprocher quoi que ce soit. Ils sont bons. Pas tous égaux, forcément, et pas toujours justes mais leur talent a été fort bien dirigé. Du lot, Jérôme Leclerc-Couture en Julien et Roxane Gaudette-Loiselle en Sarah ressortent pour la qualité de leurs scènes d'amourette pudique.


C'est une bien belle réalisation...


François Houde - Le Nouvelliste, Trois-Rivières


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…Il faut rendre à La Forteresse Suspendue ce qui lui revient. Visuellement, la cabane dans les arbres est à faire mourir d’envie tous les Tarzan du monde… Les effets spéciaux (de l’incendie de forêt à la bombe à bourdons) sont des plus réussi. Quant aux costumes des enfants, ils sont ingénieux et crédibles. Et puis, la musique de Milan Kymlicka est somptueuse… Et ça marche. Vraiment.


Sonia Sarfati - La Presse, Montréal, 23 juin 2001


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...Roger Cantin a chorégraphié des attaques mémorables en employant que des armes écologiques. Idée lumineuse. Tout y passe : bouette, abeilles, vers de terre, farine, oeufs, ballons d'eau et sangsues... beurk !


Cantin, qui cosignait à l'époque le scénario de LA GUERRE DES TUQUES, parle rudement bien le langage des petits. Ses élans créatifs confirment également ce que nous soupçonnions déjà sur MATUSALEM et sur L'ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE. Lorsqu'il est soutenu par des moyens techniques solides, Cantin peut s'abandonner à son imagination et colorer avec entrain la réalité.


Les gadgets qu'utilisent ici ses comédiens pour mener à bien leur mission ne peuvent que stimuler l'intérêt d'un jeune public avide de magie. Les inventions rocambolesques du p'tit futé Michael (le toujours très juste et mignon Xavier Dolan-Tadros) feront particulièrement rêver d'envie les petits débrouillards. Les personnages principaux ont tous des traits de caractère distincts qui les rendront joliment attachants. Le duo que forment Groleau (Jean-Phillip Debiens) et Suzie (Charli Arcouette-Matrineau), les capitalistes du groupe, attirera particulièrement la sympathie. Une réplique empruntée de Boris Vian qu'ils lanceront en fin de parcours fera également un effet boeuf sur les plus grands : « La guerre, c'est anti-commercial. Ça tue le client ! ».


Véronique Juneau - Showbizz/Sympatico


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(Italian press release)

Non solo dinosauri: il festival visto dai nostri lettori

Le impressioni degli utenti-inviati di kwcinema al Giffoni. Una sorta di diario di bordo sui film in concorso


Fa caldo, molto caldo qui a Giffoni, ma l’afa ed il solleone non fermano le schiere di ragazzi delle giurie, che si apprestano a vedere i film in concorso. Abbiamo visto insieme a loro The hidden fortress, per la sessione "primi schermi". E’ uno spettacolo nello spettacolo vedere il film in sala insieme ai bambini, si emozionano, comunicando con dei battimano, ad ogni scena d’azione. Con una fotografia da cartolina digitale, il canadese Roger Cantin porta al festival il suo film. Le foreste ed il lago, oltre ad essere il paesaggio incantato di questo ricco campeggio, facilmente si prestano a scenari di "guerra", tra opposte fazioni di bambini divise per le due rive del lago (sud e nord), gli "Indios" studiano strategie e tecniche per far ciò che la storia non è riuscita a fare: battere i potenti "Conquistadores"! Ma la piccola e corretta guerra a colpi innocenti di palle di fango è arricchita da quella dei grandi, che fomentano rilanciando addirittura la questione classista tra il nord ed il sud del campeggio, alla fine quando le regole non esistano più, e i ragazzi da "Conquistadores" passano ad essere dei Marines, i guai arriveranno per tutti gli abitanti del villaggio. Molto geniale questo film canadese, che sicuramente si è accattivato la simpatia dei piccoli giurati con le trovate per la guerriglia boschiva che risultano essere molto spettacolari, come anche le scene di tenerezza ed innocenza, gli intrecci d’amore, che impera, tra i piccoli nemici. Il film finisce con applausi ritmati dei piccoli spettatori.



Revue de Presse