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Pour sa part, Monbars est joyeux et nullement inquiet. Il est persuadé que la cérémonie vise à faire bon accueil au grand chef qu'il est. Sinon, pourquoi l'entoure-t-on de tant de soins, pourquoi les femmes lui donnent-elles constamment à boire? Et puis, tous ont l'air de bien s'amuser. On rit, on blague, on plaisante mais dans une langue étrange qui l'empêche de connaître le fin mot de l'affaire.
Laurent
Philippe? Qu'est-ce qu'il font? Pourquoi il y a une fête?
Olivier
Ils nous prennent peut-être pour des dieux?
Philippe
J'en doute. Nous n'avons pas si fière allure, même pour ces sauvages. |
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La curiosité de Fadika envers les captifs n'a pas diminué. Depuis leur capture, il reste près d'eux et les observe avec insistance. Il est maintenant assis à leurs côtés, se montrant attentif à leur moindre geste, leur moindre parole. Tout à coup, il intervient de manière surprenante:
Fadika (avec un accent parisien)
Vous venez du Canada? De Nouvelle-France?
Philippe (avec la mine du touriste interpellé par l'habitant du pays)
Pardon?
Fadika
Je vous ai reconnus à votre accent. C'est que j'ai vécu à Ville-Marie. J'étais esclave chez une vieille nonne, Mère Marguerite-Bourgeoys.
Laurent
Y'avait des esclaves à Montréal? J'ai mon voyage!
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