Pendant près d'un siècle, soit de 1600 à 1700, il y a en permanence des milliers de flibustiers actifs dans la mer des Antilles. La plupart ne laissent aucune trace. Les documents de l'époque leur attribuent souvent des noms approximatifs rapportés par des victimes malmenées et effrayées. Pour éviter des représailles contre eux-mêmes et la nation qu'ils représentent, les flibustiers savent brouiller les pistes au besoin. Un pirate opérant sur les côtes d'Afrique se faisait même appeler Morgan, d'abord parce que ce nom à lui seul semait la terreur et ensuite parce qu'il préférait que ses propres crimes soient attribués au plus connu des flibustiers. En somme, les flibustiers ne sont pas bavards, ils ne revendiquent pas leurs exploits. Il est donc difficile de démêler tout cela.
Pourtant la carrière de quelques centaines de flibustiers est mieux documentée. En plus de mes « préférés » présentés sur la table des matières de l'Encyclopirate, en voici d'autres sur lesquels j'ajouterai progressivement des fiches.