Fiche biographique
Anne BONNEY & Mary READ, 16?? à 16??
Jean Nau, dit l'Olonnais Nation d'origine Virginie et Angleterre.
Repaire favori Aucun
Coup d'éclat La prise de Maracaïbo & San Antonio
Mauvaise habitude Trop aimer l'aventure.
Fin de carrière Auraient échappé à la pendaison. Disparaisent sans laisser de traces. On dit que l'une a émigré à La Havane.

Anne BONNEY et Mary READ

Anne Bonney : fille d'un avocat, riche négociant de la Jamaïque, elle fuit pour épouser un marin contre la volonté paternelle.

Mary Read, fille d'un officier de marine, qui après de nombreuses aventures en Europe, se découvre par hasard une vocation de pirate.

L'existence d'Anne Bonney a été hors-la-loi même avant sa naissance. Son père, un avocat de Cork, en Irlande, fait un enfant à une servante. Cela fait scandale l'oblige à émigrer en Caroline, emmenant la jeune Anne et sa mère avec lui. Aux colonies, l'avocat fait fortune dans les plantations. On peut penser que sa fille aura un brillant avenir.

Pas du tout ! À la mort de sa mère, Anne s'enfuit avec un beau matelot, James Bonney. Sur un bateau-pirate, ils s'enfuient jusqu'à l'île de la Nouvelle Providence et se marient. Plus tard, son mari accepte le pardon de Woodes Rogers (gouverneur des Bahamas) se faisant honnête citoyen et pire, un espion à la solde de la Couronne. Écoeurée, Anne le quitte et commençe à accorder ses faveurs à des pirates. Elle se hisse ainsi peu à peu... jusqu'au lit de Calico Jack, célèbre sous le nom de Capitaine Jack Rackham. Habillée en matelot, Anne participe aux abordages.

Elle manie le sabre d'abordage avec la même ardeur et la même efficacité que ses compagnons.

Un an environ avant sa capture, Anne donne naissance à un enfant lors d'une escale à Cuba. On entendit plus jamais parler de l'enfant et Anne reprit ses activités. Peu de temps après, Rackham surprend Anne tendrement enlacée avec un membre de l'équipage. Pas du tout friand des longues procédures, sur le champ le capitaine Rackham dégaina son sabre et s'apprêtait à trancher la question... Et la têtes des délinquants. Mais Anne lui fait alors une révélation pour le moins surprenante: le nouveau matelot est une femme..!

C'est ainsi que Mary Read entre dans la vie de Anne Bonney et Jack Rackham. Les origines de Mary sont obscures. Elle ne s'est jamais habillée autrement qu'en homme et selon certains historiens, elle a même servi comme soldat dans un régiment d'infanterie lors d'une campagne dans les Flandres. Après une carrière militaire, ce soldat peu ordinaire en aurait épousé un autre. A la mort de ce dernier, Mary fait voile vers les Antilles où elle se joint à l'équipage de Rackham. Selon d'autres sources elle estété faite prisonnière et offre de servir dans l'équipage pirate.

Lorsque le navire de Rackham tombe aux mains de Barnet, les deux femmes sont les seules à se défendre avec rage. Quand les hommes de Barnet envahissent le pont, Rackham et ses pirates se cachent dans la cale. Mais pas Anne ni Mary.

Certains historiens prétendent que les deux femmes échappent à la potence parce qu'elles sont toutes les deux enceintes. D'autres prétendent que seule Mary y échappe pour cette raison, mais qu'elle meutr en prison. Anne Bonney quant à elle, aurait échappé à la pendaison grâce à l'influence d'importants amis de son père, le grand avocat et riche propriétaire de plantations de la Caroline du Nord.

Quand Anne Bonney voit son amant conduit à la potence, elle déclare: « Je regrette de le voir là... Mais s'il s'était battu comme un homme, il n'aurait pas à être pendu comme un chien... »

Le cas de ces femmes est exceptionnel. Si l'on excepte les Vikings dont les femmes les accompagnaient dans leurs expéditions, le cas de Mary et Anne est unique. D'après la tradition de la flibuste, il est formellement interdit de garder des femmes à bord d'un navire de flibustiers. Bien des historiens se demandent encore pourquoi cette extraordinaire exception fut faite en leur faveur car il est improbable que leur sexe ait pu rester inconnu de l'équipage pendant bien longtemps.

Quand même on ne peu douter de leur existence : la preuve officielle de leur carrière de femmes-pirates est toujours conservée dans les Archives Coloniales de l'Amirauté Britannique de la Jamaïque.